Une agréable surprise: les 8 Salopards de Q. Tarantino

Hola !

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Décidément, j’en ai des choses à dire en ce moment. Quasiment un article par jour, serais-je malade ? Non j’ai juste le temps ! Donc aujourd’hui, je reviens vous parler d’un film que j’ai vu hier au cinéma. Il s’agit des 8 salopards de Quentin Tarantino. Je sais que ce choix va en surprendre plus d’un puisque généralement je ne suis pas quelqu’un qui aime Tarantino. Et c’est vrai puisque je n’en ai apprécié que deux : Django qui est pour moi son meilleur film et Inglorious Basterds mais uniquement pour le casting. Seulement là, le casting m’avait l’air peu alléchant et l’histoire, je ne suis pas très western. Alors pourquoi ? La réponse est simple : il n’y avait pas grand-chose au cinéma et je sais qu’avec les Tarantino, on se marre.

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J’y suis donc allée sans grande conviction en ayant vu brièvement la bande-annonce au cinéma donc on va dire que je ne connaissais pas du tout l’histoire. Ou très peu. Mais penchons-nous déjà sur le synopsis du film, histoire de voir ce qui vous attend si jamais vous décidez d’aller le voir.

Quelques années après la fin de la guerre de Sécession, le chasseur de primes John Ruth fait route vers la ville de Red Rock où il doit livrer à la justice sa prisonnière, Daisy Domergue. Ils rencontrent sur la route le major Marquis Warren, un ancien soldat de l’Union devenu lui aussi chasseur de primes et Chris Mannix, le nouveau shérif de Red Rock. Alors qu’ils sont surpris par le blizzard, ils trouvent refuge dans un relais de diligence où se trouvent déjà quatre autres personnes : Bob, qui s’occupe du relais en l’absence de la propriétaire, Oswaldo Mobray, le bourreau de Red Rock, le conducteur de troupeaux Joe Gage et le général confédéré Sanford Smithers. Coincés par la tempête, les huit voyageurs vont s’engager dans une série de tromperies et de trahisons.

Après avoir regardé tout ça, nope, ça ne m’intéressait définitivement pas. Mais des amis m’ont dit que je devais absolument aller le voir. Donc, je suis partie pour arriver dans une salle bondée. Je n’avais pas vu ça depuis Star Wars pour tout vous dire (mon avis sur Star Wars arrivera en vidéo). Donc ça m’a étonné. Il va sans dire que je ne m’attarderai pas sur le temps d’attente, si sur les pubs présentées en début de film. Tout dépend selon les cinémas et les films à sortir. Donc je ne les mentionnerai pas. Le film débute après 15-20 minutes. Ce qui est long, très long parce que la séance étant déjà tard, je dois dire que je trépignai d’impatience. Le film commence sur une note très positive puisque l’introduction se fait de manière rétro et j’adore ça. A savoir que le film a été tourné en 70mm ce qui est énorme quand on pense que ce format n’est plus utilisé depuis 1992. (j’avouerai avoir lu ce détail toute à l’heure). Preuve que Tarantino est un génie. Et la BO, tout annonçait un bon film.

On rencontre donc Samuel L. Jackson qui est dans la neige (je ne vais pas spoiler plus) qui rencontrera Kurt Russell et Jennifer Jason Leigh (vue dans Weeds ou Revenge). Et l’introduction des personnages se fait au fur et à mesure. Après vient Walton Goggins (vu dans Django) qui campe le rôle d’un abruti de sudiste qui va chercher des noises à Samuel L. Jackson et se vante d’être le shériff de Red Rocks, la ville où se rendent tous les personnages du film. Quasiment tous. Enfin j’allais presque oublier le chauffeur O.B mais il est très secondaire et on s’attache assez vite à son personnage campé par James Parks mais il ne fait pas partie des 8 salopards donc on se doute que ce n’est qu’un personnage d’arrière-plan. Ils arrivent donc au refuge pour croiser la route de Bob le mexicain (joué par Demiàn Bichir, aperçu dans les Flingueuses ou dans Che.), Oswaldo (BB Tim Roth), Joe Cage (un habitué des Tarantino et des seconds rôles) et le vieux général qui campe le rôle d’un papi qui a beaucoup souffert. Les scènes avec lui sont extrêmement tristes et j’étais dégoutée de sa storyline. Seulement, dans cette petite maison, Kurt Russell qui est enchainé à sa prisonnière vire parano parce que la gonzesse vaut 10.000$ ce qui est une somme. Il est certain que des personnes sont de mèche pour faire libérer l’atroce Daisy Domergue qui nous dégoute pendant tout le film. Je l’insulterai bien de noms d’oiseaux mais ça ne serait pas poli. Et il a raison. S’ensuit des scènes propres à Tarantino, gores, insoutenables qui font détourner le regard. J’ai d’ailleurs cru que mon voisin allait vomir dans son pop-corn. Mais on le savait, hein ?

J’ai beaucoup apprécié la narration du film, faite de chapitres avec de temps à autre la présence d’un narrateur qui arrive dès le chapitre « Le secret de Daisy ». La voix fait penser à ses vieux films de western où une voix off était nécessaire pour tout comprendre. L’idée également d’un retour en arrière à la fin du film permet d’en apprendre plus et comble les trous que Tarantino avait insurgés dans notre esprit. Le seul bémol est le temps. La narration est longue et se joue dans une sorte de huit clos ce qui pourrait rendre impatient. Le film est très long à démarrer ce qui est énervant. Seulement, le jeu des acteurs est magnifique. Je n’ai jamais vu une aussi belle distribution et j’en suis restée sans voix. Une scène est insoutenable encore en lien avec la storyline du général et j’ai eu très mal au cœur au point de vouloir hurler dans le cinéma. Merci Samuel L. Jackson pour ça. C’est d’ailleurs ce dernier qui porte le film, tel un Clint Eastwood des temps modernes. Un scénario bien ficelé. Je trouve donc qu’au niveau cinématographique, l’année 2016 commence bien.

Les 8 salopards prend la place de second film que j’apprécie réellement chez Tarantino et pas seulement pour le casting mais parce qu’il est rondement bien mené. Tarantino a donc réussi son pari. Merci à toi Quentin –je peux le tutoyer on est copains maintenant- et hâte de voir ton prochain bébé mon grand.

Résumons donc :

Les points forts :

  • Le jeu des acteurs
  • Le scénario
  • Les décors
  • La BO
  • Samuel L. Jackson
  • La présence de Channing Tatum qui est toujours un plaisir pour mes yeux.

Les points faibles :

  • L’aspect gore
  • La longueur du film.

Ma note : 18/20

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J’espère que cette critique vous aura plus !

Je vous fais des bisous.

Que la force soit avec vous

Tiffanie

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Une réflexion sur “Une agréable surprise: les 8 Salopards de Q. Tarantino

  1. La présence de Channing Tatum restera courte quand même, donc le mettre en gros sur l’affiche… J’me suis sentie flouée, un peu 😀
    The Hateful Eight a été aussi une bonne surprise en ce qui me concerne. J’étais sérieusement échaudée par Django Unchained, que j’avais détesté de bout en bout, alors là j’y allais un peu à reculons, je dois bien l’avouer.
    Et puis au final, c’est pas si mal. Bon, on parlera pas des longueurs (3h de film, c’est long quand même…) et les histoires du Major Warren en goguette dans la neige qui laissent un sale goût sur la fin mais bon, on peut pas tout avoir hein ^_^

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