Séquestrée par STEVENS Chevy (un énorme coup de coeur)

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Je sais bien  qu’il est quasiment cinq heures du matin lorsque j’écris cette chronique et toute personne censée sera au fond de son lit mais je viens tout juste de refermer un livre qui constitue mon dernier livre de mon challenge Hallowctober. Je mentirai si je disais que je les ai lues dans l’ordre décidant de garder deux pépites pour la fin. Tout d’abord, il y a eu le second volet de Ca écrit par Stephen King que j’ai fermé avec un sentiment de vide en moi ensuite j’ai lu un autre livre qui m’a laissée perplexe mais je ne viens pas pour vous parler de ces deux romans. Ça présentant une duologie et l’objet d’une adaptation en téléfilm (et prochainement au cinéma) il aura donc sa place dans les chroniques littéraires sur ma chaine Youtube comme Le Labyrinthe ou encore Les Larmes rouges. Mais plutôt de Séquestrée, écrit par Chevy Stevens. Pour tout vous dire, j’ai mis un film en fond pour ne pas me déconcentrer et cet article risque d’être assez long.

Mais avant tout, de quoi parle le roman ?

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« Annie O’Sullivan, 32 ans, est agent immobilier sur l’île de Vancouver. Par un beau dimanche ensoleillé d’août, alors qu’elle fait visiter une maison à un potentiel acquéreur, ce dernier lui plante le canon d’un revolver dans le dos et l’oblige à monter dans sa camionnette…

Quand Annie se réveille, elle est prisonnière dans une cabane isolée en pleine forêt. C’est le début d’un enfer qui durera plus d’un an : douze mois où le Monstre – comme Annie le surnomme – fera d’elle sa chose. Torture psychologique, abus sexuels… : tout y passera, jusqu’à ce que la jeune femme parvienne enfin à s’échapper. »

J’ai volontairement coupé le dernier paragraphe du résumé car je trouvais qu’il en disait trop sur le roman et je suis bien heureuse de ne pas avoir lu ce résumé mais plutôt celui de Livraddict car je trouve qu’il spoile trop et tout ceci peut gâcher l’intensité du roman dans lequel on se plonge.

Comparé aux deux derniers romans où je parle que très brièvement de l’auteur, je tiens à vous parler un peu de Chevy Stevens et il s’agissait de mon tout premier roman de cette auteure qui a en tout écrit 7 romans (d’ailleurs merci Babelio pour la faute à Vancouver, non, il n’y a pas de –t) et j’ai assez honte de ne pas avoir acheté ce roman en format papier que je considère comme une véritable pépite de la littérature policière. Un vrai thriller comme on en trouve peu. Alors quelques mots sur l’auteure qui est plutôt mignonne, je trouve. C’est une canadienne anciennement agent immobilier (ainsi ça explique plein de choses) et dont le premier roman (que je viens de lire) a été publiée dans 21 pays et je comprends mieux pourquoi. Cette auteure a une plume assez aérienne puisque malgré le format assez lourd l’ebook on ne se perd pas dans les descriptions. Elle a le don de nous dresser parfaitement le portrait psychologique des personnages avec brio si bien qu’on s’attache à tous, même à Emma (le chien de l’héroïne) tout en comptant une histoire sous le passage de témoignage.

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En effet, on y retrouve Annie qui est l’héroïne et comme l’a dit le synopsis qui a 32 ans, est agent immobilier sur un gros coup, dans une relation avec Luc un restaurateur avec une meilleure amie Christina qui effectue le même travail qu’elle, une mère détestable, bref une héroïne qui semble bien insipide. Sauf qu’un jour, elle va se faire enlever par quelqu’un. On ne connaitra l’identité de la personne qu’à la fin du roman –donc je ne spoile pas- et qu’elle appellera durant tout son témoignage « Le Monstre. » Je pense que l’auteure a dangereusement saisie la psychologie d’une femme torturée car souvent les violeurs, les tueurs, sont désignés par des termes assez similaires. Je pense notamment à Michel Fourniret, L’Ogre des Ardennes. Et j’ai d’ailleurs fait plusieurs fois le rapport entre les deux êtres. Mais le Canada et les Etats-Unis sont des pays immenses et je pense qu’ils ont leur lot de cinglés sur lequel a pu s’inspirer l’auteure.

Donc Annie se fait enlever du jour au lendemain et séquestrée dans une cabane « faite de rondins » et perdue en plein milieu des bois. On apprend que très tard la localisation précise du lieu de son calvaire. Et au début, l’auteure nous plonge tout de suite dans le grand bain sans même prendre le temps de nous saisir. La violence dont faire preuve le monstre à l’égard d’Annie ne va pas crescendo comme dans certains romans mais commence au plus haut point. On assiste donc à des restrictions (qui m’ont fait penser au sort d’Iris dans La Valse Lente des Tortues de Katherine Pancol) comme le fait qu’elle ne doit aller aux toilettes qu’à heures fixes. Imaginez mon calvaire moi qui me rend aux toilettes toutes les cinq minutes. Les scènes d’attouchement sont décrites à la perfection car elle nous en dit suffisamment pour qu’on ne détourne pas le regard. On ne tombe que deux à trois fois dans le gore. Mais personnellement, ce sont les scènes de viols qui m’ont le plus touché (ainsi que la fin du roman). On se plonge assez rapidement dans la psychologie d’Annie qui fait tout pour survivre. En effet, elle est certes « docile » mais il s’agit ici de survie et de ne pas jouer les inconscientes. On comprend son calvaire, on rentre rapidement dans sa tête et aussi dans celle du Monstre. Puisque l’auteure nous fait part par brides de la psyché de son antagoniste principal.

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Ainsi au fur et à mesures qu’on tourne les pages plusieurs sentiments s’insinuent en nous. De la pitié pour Annie, du dégout pour son ravisseur, de la colère envers la personne qui lui a fait subir tout ce mal et on aimerait lui faire subir la même chose. Et enfin, une profonde tristesse pour ce personnage féminin si fort qui subit tout au long du roman. Lorsqu’on pense qu’elle a vécu le pire, une nouvelle nous tombe dessus dans les dernières pages si bien que j’en ai eu la nausée. Et je n’en avais pas eu depuis ma lecture de Feu de Glace de Nicci French –mauvaise adaptation, lire le livre, ne pas regarder- ou alors dans Ne le dis à personne (bonne adaptation, il faut la voir au moins une fois ou lire le roman. Merci François Cluzet de porter ce film à bout de bras sous la réalisation du talentueux Guillaume Canet). Alors c’est très très rare que je m’emballe autant pour un roman. Je n’ai même pas de mots si ce n’est révoltant. Absolument révoltant.

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Enfin, petit passage sur les personnages secondaires qui sont aussi bien développés pas comme dans certains romans. Notamment la mère d’Annie, son mari (beau-père d’Annie), Gary le policier chargé de l’enquête, Christina et Luc l’ex compagnon de la fille qui nous montrent qu’un enlèvement ne touche pas qu’une seule personne mais tout son entourage et toute une communauté.

Je reste profondément choquée si bien que je pense que je vais avoir du mal à fermer l’œil cette nuit. (ce matin, pardon !) Donc c’est sans aucun suspens que je lui mets la note de 20/20. Il est parfait, nous tient en haleine et il s’agira bien entendu de mon coup de cœur de ce challenge Hallowctober qui est désormais cloturé.

Vous pourrez retrouver ce livre à la Fnac ou chez Amazon.

J’espère que cette chronique vous aura donné envie de lire ce roman qui est une pépite.

Je vous embrasse.

Que la force soit avec vous (et avec moi.)

Tiffanie

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